Le vrai visage de la surdouance, l’illusion (nocive) des tests de QI, comment prendre sa place dans le monde.

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Plus nous nous détachons des apparences, plus nous accédons à la vérité. Plus nous mettons à distance les multiples projections de notre monde, le bruit extérieur incessant, plus nous entendons le chant de notre cœur, ce grand inconnu. Qu’est ce que l’amour ? Nous réclamons tous un monde meilleure avec davantage de bienveillance mais encore faudrait-il être en mesure, non de savoir ce que c’est (mental), mais  plutôt de le ressentir, et le vivre dans notre corps, récupérer notre instinct animal le reproduire à nouveau, choisir de l’incarner, redevenir créateur de notre vie. Tout être humain vit l’impasse du hamster qui tourne sans fin dans sa roue. Quel que soit notre fonctionnement du cerveau (dominante cerveau gauche rationnelle et linéraire des normaux pensant ou dominante cerveau droit des surdoués),  c’est notre capacité à revenir au centre de nous-même qui détermine notre aptitude à avancer sereinement sur notre chemin de vie.

Etat des lieux de la surdouance

Depuis une trentaine d’année, le sujet de la surdouance est très médiatisé, et c’est vraiment une belle évolution. Des structures  dépistant cette spécificité et offrant des accompagnements ont fleuri partout, de plus en plus de psychologues et autres thérapeutes se spécialisent dans cette détection et développent des axes de prise en charge pour ces personnes rencontrant des problématiques spécifiques. De plus en plus d’écoles offrent des sections qui leur sont dédiés. Aujourd’hui agée de 38 ans, je me souviens avoir pris l’initiative à 22 ans (il y a  donc 16 ans) de prendre un rendez vous dans le cabinet d’une psychologue près de chez moi avec sous le bras le livre « Trop intelligent pour être heureux » de Jeanne Siaud Fachin. Cette démarche avait été très difficile pour moi, d’une part parce que je me  considérais comme très prétentieuse à imaginer cela (les surdoués sont les derniers à supporter le mot « surdoué » , et ce terme faux, éloigne même les concernés), d’autre part parce que je vivais sans le sou au quotidien et que toute dépense était scrupuleusement réfléchie J’avais pris l’initiative de cette consultation car j’étais dans une impasse inextricable depuis des années, .celle de mon insertion professionnelle et de mon impossibilité à faire un choix et entrer dans la vie active avec des émotions très lourdes d’impuissance. Je voyais tous mes amis avancer, et je restais clouée sur place chez mes parents avec une angoisse profonde du monde extérieur. Malheureusement cette consultation ne m’a pas sortie de mon impasse puisque cette psychologue ne connaissant pas ce sujet et n’ayant pas eu la franchir de me le dire, l’a tout bonnement ignoré, elle m’avait juste conseillé de revenir deux fois par semaine à vie, (j’étais au RSA, donc tout mes revenus y passaient), pas glorieux !

Il y,a 20 ans, on ne parlait nulle part de la surdouance, ce qui était  douloureux pour les personnes comme moi rencontrant des problématiques importantes dans leur parcours et je sais que je suis loin d’être un cas isolé. Il faut savoir que la surdouance n’est pas toujours synonyme de souffrance, bien au contraire et heureusement tout dépend en réalité du type de notre profil mais également des circonstances de vie rencontrée plus ou moins favorables à l’accomplissement de soi. De nombreux surdoués surfent avec succès sur les vagues de leur existence parce qu’ils ont soit été diagnostiqué tôt, soit eu un cadre familiale sécurisant et encourageant. Aujourd’hui la réalité de la surdouance est un fait avéré, mais de nombreuses confusions persistent surtout dans la tête des non-surdoués qui répètent sans savoir les fausses idées véhiculées par un système fait majoritairement de non-surdoué. Les sociétés occidentales actuelles sont fondées sur la dominance de l’hémisphère gauche du cerveau. Seul un vrai surdoué d’une part  sait ce qu’est vraiment la surdouance, d’autre capable est capable de détecter ses semblables une fois qu’il s’est reconnu et accepté.

Tout le monde se trompe !

Parler de surdouance en un terme générique est un raccourci trop fréquent, et nous savons tous que les raccourcis entraînent des contractions, des erreurs de jugement aux conséquences parfois dramatiques, des génocides humains sont nés de ces fautes-là au départ anodines. En général, le mot « surdoué » est utilisé et compris par les normaux pensants, c’est-à-dire par la majorité des gens,  uniquement dans un sens correspondant à un type de profil précis de surdoué. L’image que tout le monde a en tête est le premier de la classe boutonneux à lunette, fort en math, solitaire et lèche botte du prof presque toujours persécuté par ses camarades. Donc si on est nulle ou pas intéressé par les maths ni même  par l’astronomie ou les dinosaures, que l’on a une bonne vue, et pas de boutons, que l’on explose pas tous les records à l’école (j’exagère à peine), tout le monde ou presque (psychologues inclus) peuvent vous rirent au nez ! Eh oui, jamais vous ne serez reconnu dans votre différence et vous trimbalerez toutes votre vie le poids d’un mal mystérieux nié de tous et de vous-mêmes ! Dans l’imaginaire collectif, il n’existe rien d’autre que ces fausses images consternantes et burlesques de cet enfant qui réussit tout en permanence, ce génie comme ceux mit en scène sur les chaines à grande heures d’écoute et que l’on transforme en animal de cirque ingurgitant des dictionnaires entiers  pour divertir l’assemblé (juste abject, cette capacité des médias  à désinformer la masse et surtout à faire ressortir la pire de nous-même à chaque instant). Ces enfants considérés « à problème » comme les derniers de la classe, les rebelles, ceux auxquels personnes ne s’intéressent, quelle chance ont-ils d’être aidés ? Dans l’imaginaire collectif, il n’existe rien d’autres que cette fausse image d’un grand patron richissime et hyperactif gérant plusieurs sociétés, et toujours à lunettes ou de grands chercheurs scientifique ou peut -être des artistes torturés mais célèbres. Sans image de soi incroyable, point de reconnaissance possible. Pourquoi la réussite sociale est-elle tant associée à la surdouance ? Parce que nous vivons dans une société aux valeurs primitives où l’habit fait constamment le moine et empêche d’accéder à la vérité de toute chose. Qui osera voir un surdoué dans l’ apparente simplicité d’un commerçant, ‘d’une nounou, d’une caissière de supermarché,  d’une femme au foyer et pire d’un sdf, ?  Uniquement un surdoué. L’ignorance du sujet pousse les clichés sociaux à prendre le dessus dont seul un surdoué est capable de se départir. Les surdoués sont partout et ont tous les visages de la société ou malheureusement de la précarité sociale. Je m’adresse ici aux non-surdoué : s’il vous plait, faites-un effort pour sortir de vous -même, apprenez surtout à ne pas juger les autres, à ne pas projeter vos croyances, à faire preuve de tolérance, à accepter que nous sommes tous des apprenants, à sortir des notions de supériorités et de hiérarchies dont vous êtes si férus. Les surdoués ont cette grande qualité à dépasser justement naturellement ces limites là et une empathie capable de réparer les grandes injustices du monde. Un surdoué n’est pas quelqu’un qui doit vous mettre en échec, ou vous renvoyez vos limites, il peut être un vrai compagnon d’évolution avec qui mettre en place une vraie complémentarité.

Qu’est vraiment la surdouance  et pourquoi tous les surdoués ne sont pas diagnosticables

Il existe deux types de surdoués, dont le premier type correspond au cliché des normaux pensants.  Raymonde Hazan, psychanalyste et écrivaine spécialisée dans la question, nomme ce profil « HPI » pour « Haut potentiel Intellectuel ».  Cette spécialiste est selon moi celle qui se rapproche le plus de la vérité de la situation et met avec justesse en évidence la tragédie des surdoués oubliés dont je vais parler. Un HPI est donc un enfant très compétent ou un adulte très performant et parfois aussi « sur-entraîné » qui réussit parfaitement les tests de dépistage car il sait utiliser efficacement son intelligence froide en coupant une grande partie de ses émotions. Lors du test, les psychologues en terrain connu, donnent facilement un score global de QI  au concerné car ses résultats sont « homogènes » c’est à dire qu’il obtient des scores élevés dans tous les domaines ne laissant aucune place au doute. Ce type de profil est donc parfaitement reconnaissable de l’extérieur même pour un normo-pensant. Mais que fait-on des autres surdoués ? On oublie toujours le second profil, celui que Raymonde Hazan nomme « HPE » pour « Haut Potentiel Emotionnel » qui présente souvent de grands écarts dans la maîtrise des compétences. Perceval, le personnage de la série « Kaamelott » est un bon exemple qui illustre ce profil, il a très souvent des problèmes pour comprendre le sens des phrases dans les relations sociales mais est un génie en calcul avec un fonctionnement très affectif attaché au roi et se posant beaucoup de questions existentielles (existence des extraterrestres). Oubliez l’idée qu’un surdoué est bon partout, car nombreux d’entre eux présentent de grands décalages, soit très « en avance » et excellant dans un domaine et  « en retard », ou présentant de vraies inaptitudes dans d’autres. Ces profils là perdent leur temps, leur énergie et leur confiance en eux en passant des tests car aucune aide ne leur est apporté. La plupart des psychologues dont la très médiatisée Jeanne Siaud Fachin ne sont pas capables de diagnostiquer ce profil là. Les centres cogitoz, malgré les nombreuses pub, et communication faites à leur sujet, ne reconnaissent pas l’existence de la totalité des surdoués en ne dépistant que les HPI. De nombreux surdoués au profil hétérogène partent de chez eux encore plus déprimés parce qu’ils ont dépenser beaucoup d’argent pour une reconnaissance qui n’arrive toujours pas et selon moi c’est vraiment très dangereux en terme de construction de l’identité. De plus, un test est inapte à évaluer la richesse d’une intériorité, donc à évaluer le fonctionnement d’un humain. La seule chose que le test de QI soit apte à faire c’est évaluer un idéal, donc un robot. Ce qui pose vraiment la question de la légitimité des tests. Un test de QI coûte dans les 500 euros, je veux bien que l’objectif de ses centres de dépistages puissent avoir été louable à leur début, mais mon ressenti général au fil des années est plutôt celui d’un sacré business comme partout ailleurs et la propagation de l’ idée malsaine que sans test, aucun surdoué ne puisse comprendre qui il est, s’acharner à croire que l’extérieur sait mieux qu’eux qui ils sont et comment ils fonctionnent. Ce n’est pas le test qui fait le surdoué, ne l’oublions pas. Le HPE qui est le profil le moins adapté à la société, ayant  le plus d’affinité avec la précarité doit débourser 500 euros pour rien. Trouvez-vous cette situation juste et saine ? Il est évident que toute cette part de la population n’étant pas diagnostiquable, le « 2% « de surdoués répété frénétiquement par tous les spécialistes de la question ne risquent pas d’être très révélateur de la réalité, largement sous évalué. Les HPE font évidemment grossir les rang des surdoués. Il faut bien avouer que, du côté de l’accompagnement des surdoués comme dans le fonctionnement du reste de la société, on nage en pleine absurdité et j’irai même jusqu’à dire dans le perpétuation d’un élitisme digne des normaux pensants  Il est temps de se réveiller et de reprendre sa vie en main, vous ne croyez pas ?

Les vraies caractéristiques des surdoués

Un surdoué n’est pas doté d’une intelligence supérieure (ça c’est la pensée normaux-pensante) mais d’une intelligente différente très étendue et analytique tout en étant très connectée aux émotions. Un surdoué à une pensée divergente très reconnaissable qui peut paraître pédante, irrespectueuse et insupportables aux autres, voir les choses que les autres ne voient pas (ses sens très développés l’aide). Un surdoué perçoit souvent au premier plan  les incohérences des situations et des personnes qui gravitent dans sa vie, ce qui n’est pas un gage d’harmonie dans les relations sociales.  Un surdoué capte et absorbe réellement toute la sphère énergétique et invisible de semblables et des lieux, telle une antenne qui capte tout, il est vite saturé.

Son intelligence est très pragmatique, souvent de profil « proprioceptif », un surdoué à besoin de faire pour comprendre et comme il a besoin de mettre du sens dans chaque nouvelles choses, il fonctionne souvent en hyperactivité en mêlant les activités entre elle et en reliant les savoirs. Un surdoué est un être de reliance et de pluralité avec une grande curiosité dans beaucoup de domaines et une grande capacité à simplifier la complexité pour la rendre accessible aux autres. Généraliste, il est rarement spécialiste d’un unique domaine; Un surdoué est un être de passion, travailler uniquement pour gagner de l’argent est impossible pour lui, toutes ses activités ont besoin d’une cohérence générale par rapport à ses fortes valeurs intérieures qui sont souvent relatives à l’harmonie (les surdoués n’aiment pas les conflits). Des surdoués, comme c’est mon cas rencontre vraiment de gros problèmes pour gagner leur vie et accepter de ses faire rémunérer car tout se passe comme s’ils se nourrissaient uniquement de savoirs. C’est un travail indispensable à faire sur soi, tout le monde mérite un salaire. Il est important d’apprendre à répondre à nos besoins matériels.

L’inconscient d’un surdoué est très riche et contrairement aux autres très accessible. Son intériorité est profonde, pleine de liens, de symboles, d’émotions. Il voit facilement chez les autres mais aussi en lui même ce qui n’est pas un fonctionnement très facile qui fait turbiner son cerveau en permanence. Les problèmes de concentrations et de dispersion sont monnaie courante et son énergie peut être dépensée avec excès et sans sentir ses limites ou au contraire réservée indéfiniment (procrastination) l’amenant à la somatisation parce qu’il ne se réalise pas.

Un surdoué qui ‘s’est construit dans un cadre non sécurisant peut développer la version « HPE » de la force, une très forte empathie pouvant souvent parasiter la puissance de l’intelligence, les émotions prennent alors le dessus au détriment d’une avancée linéaire et efficace dans la vie, le surdoué est alors envahi en permanence par les autres ce qui est infernal,  mais peut aussi couper ses émotions par défense et devenir un « HPI » dont l’intelligence froide quasi robotique est proche de celle d’un Pervers narcissique vu de l’extérieur. Les émotions étant déconnectées mais tout de même accessibles, il est très difficile pour ce genre de profil de tenir sur la durée et souvent les émotions enfermées finissent par exploser pour son bien (burn out). Etre en relation avec un HPI n’est pas chose aisé car toute la sphère émotionnelle est occulté,  maîtrisé et on se sent comme avec un robot.

Le surdoué ne sait pas se dissocier, c’est à dire déconnecter des parties de son attention, tout reste présent en permanence à sa conscience et comme son hémisphère droit est très actif et connecte beaucoup d’idées en même temps, cela implique souvent un état de saturation intérieur du fait d’une vigilance accrue.  Le surdoué ont un grand besoin de maîtrise. La dissociation est un manque de connexion émotionnelle, impossible chez le surdoué habité entièrement par ses émotions, même dans la version « HPI », qui sent parfaitement ses émotions mais les nient et se sabotent en se faisant croire qu’il n’en a pas ou qu’elles n’ont pas d’importance. Tous les surdoués surinvestissent leur pensées. Tout est pensée, et comme les normaux pensants, le grand risque est le désinvestissement du corps.

Un surdoué peut tout-à-fait passer d’un profil à l’autre en fonction de son évolution. Un HPI qui aura été jusqu’à faire un burn out évoluera probablement  par la suite davantage avec son côté émotionnel pour s’écouter davantage. Un HPE pourra dans certaines situations présenter un fonctionnement HPI, très mental s’il décide d’être efficace dans certaines circonstances qui lui tiennent vraiment à cœur pour avancer. Le secret d’un surdoué heureux est toujours cette capacité à trouver une harmonie entre le côté intellectuel et émotionnel, les deux composantes inhérentes à sa structure.

Un surdoué est un vrai gentil, un vrai altruiste qui dépense naturellement beaucoup d’énergie à aider les autres, surtout les personnes qui souffrent de solitude, de maladie. Je me souviens que dans mon parcours, je passais mon temps à laisser de « mauvais » élèves copier sur moi ou à aider des personnes qui avaient des difficultés. Cela toujours été très important pour moi de ne pas être la seule à réussir. Les surdoués ont des qualités naturelles de coach, de psychologue, ils ont tout le bagage nécessaire pour prendre soin des autres.

Pour résumer  (en vrac):

  1. Altruisme, aide les autres, sauveur, gentillesse naturelle, grande écoute, bienveillance, tendance naturelle au sacrifice,
  2. Sens de la justice, de l’harmonie, de la beauté, peur de la peur, de la violence, du négatif,
  3. Aimant à vampires psychiques, à personnes à problème,
  4. Besoin profond de solitude et de rapports sociaux,
  5. Besoin de tout comprendre, de tout analyser, de donner du sens à tout, besoin de tout maîtriser, tout argumenter,
  6. difficulté à percevoir ses qualités, vision axé sur les défauts et les points d’amélioration des autres et soi-même, est le dernier à pouvoir accepter de se considérer comme surdoué dans le sens de « supérieur à »,
  7. intériorité très riche, grande capacité créatives, multiples potentiels,
  8. Choisir c’est renoncer, vivre sa vie sur le mode virtuel, en rêve,
  9. Ne sait pas ordonner, structurer sa pensée (arborescente) ou résumer,
  10. Parle trop vite, trop lentement ou trop rapidement,
  11. Impatience dans les discussions, peut couper la parole car pensée trop lente de l’interlocuteur,
  12. Ne comprends pas les sous-entendus, difficultés à comprendre le sens de toutes les phrases de son interlocuteur, reformulent souvent la pensée des autres pour être sur d’avoir compris mais ne comprend pas toujours la pensée des normaux-pensants,
  13. Voit souvent les contradictions, l’absurdité à l’extérieur,
  14. Relie les savoirs, les domaines et les êtres, voient les points commun en toute chose (mode fusion),
  15. A besoin d’une nourriture intellectuelle suffisante sinon perd son énergie, et tombe malade,
  16. Fonctionnement proprioceptif, a besoin de canaliser sa pensée en faisant plusieurs choses en même temps, beaucoup de beaucoup d’actions,
  17. Coq à l’âne, pensées très rapide, ellipse dans les discussions,
  18. Angoisses, cauchemars, excès de sensibilité, hyperémotivité parfois handicapante et très incomprise, les cauchemars de l’enfance sont toujours présents comme si le surdoué n’avait pas évolué,
  19. Sens très aiguisés, voir qui se mélangent (synesthésie) voir médiumnité (perception invisibles très fréquentes, connexion aux mondes subtil),
  20. Comprend rapidement le fonctionnement des autres, ne jamais être surpris,
  21. grand besoin de contact avec les animaux et la nature,
  22. déteste l’hypocrisie, les injustices,  la maltraitance peut les faire vomir et devenir très agressif,
  23. Recherche active de la vérité en tout chose,
  24. Reconnait facilement les qualités des autres, les encourages, grand protecteur,
  25. Dispersion, capacité naturel au surmenage et au burn-out tout sans besoin des autres,
  26. empathie, prends les symptômes et les maux des autres (médiumnité, travailler l’ancrage et les insécurités de l’enfance),
  27. N’aime pas le bavardage, tout a besoin d’avoir du sens, d’être pragmatique et utile, va droit au but (parfois brutalement) et paradoxalement, ne sait pas résumer, besoin de tout dire et dans le moindre détail, pas de notion de l’essentiel,
  28. Grandes somatisations possibles et maîtrise de l’émotionnel jugé trop fort par un surinvestissement des pensées, auto-sabotage intérieur.
  29. Trop tourné sur l’extérieur,
  30. Fournit trop d’effort pour s’adapter aux autres et au moule, devrait plutôt s’accepter,
  31. grand créateur de méthode, ouvre des chemins, inventeur, précurseur, avant-gardiste,
  32. Grande capacité de résilience, à se reconstruire, se transformer et dépasser les difficultés,
  33. Grande sensibilités mais très résistant à la douleur, très sensible mais très fort.
  34. Doute permanente de soi.

La liste est encore très longue et je vous laisse le soin de combler ses lacunes.

Une place qui n’est pas à trouver mais à prendre

Si en tant qu’humain nous avons tous cette qualité à développer, elle est encore plus vitale pour les surdoués : se détacher de l’extérieur pour nous dire qui nous sommes et quoi faire. Nous nous sommes tous incarnés sur terre pour revenir en nous-même, nous faire confiance et devenir qui nous sommes. Le grand défi du surdoué est de s’écouter et  de comprendre qu’il est la seule personne capable de se valider. Dans nos sociétés le pouvoir est donné continuellement à l’extérieur de nous-même, nous attendons tout des autres, des personnes que nous rencontrons comme des officiels, médecins,  politiques, institutions, structures éducatives,  cadre professionnel, même des thérapeutes. Je n’encourage pas les gens à ne plus chercher d’aide et à fuir toute relation, je dis plutôt que, plus nous comprenons que l’extérieur est une partie de nous-même, une manifestation de nos incertitudes intérieure et de notre difficulté à nous accepter, plus nous avancerons (et surtout cessons aussi de perdre notre argent), il faut inverser notre mode de pensée et de fonctionnement et ça, les surdoués savent bien faire !

Mon exemple :

Je suis un bon exemple de surdouée  malheureusement passée entre les mailles de tous les filets. Rien d’extérieur ne m’a jamais réellement aidé à savoir qui je suis, du moins il a fallu que j’attendre d’avoir 32 ans pour qu’un ami surdoué, un brillant musicien et professeur de danse que j’avais choisi pour me former en cours individuel, me dévoile mon fonctionnement très différent des autres.  Grâce à ce retour sur moi-même, au fait qu’il se voyait en moi et à sa décision de se faire diagnostiquer avec succès en bon HPI, j’ai commencé à comprendre l’origine de mon inadaptation et à revisiter toute mon histoire. Par la suite, le hasard n’existant pas (nous attirons à nous nos équivalents la plupart du temps sans conscience), un de mes élèves diagnostiqué dans l’enfance m’apprend aussi que je fonctionne comme lui, le doute n’est plus permis, je me renseigne, j’intègre des forums, je consulte des thérapeutes qui sans que je leur dise quoi que ce soit me reconnaissent, Alléluia ! Je suis bien différente et je commence à travailler sur moi. La suite de mon parcours davantage éclairé m’a permis de voir que les surdoués s’attirent entre eux.  Les amis proches ou inséparables ont souvent les mêmes fonctionnements.

Mon diagnostique a été difficile car mon profil est hétérogène, j’excelle dans tous les domaines relevant de la connaissance humaine (psychologie, les arts,) quant d’autres domaines ne m’intéressant pas, sont capables de me pomper une énergie considérable sans que je n’arrive à rien et j’ai alors besoin d’aide et je passe mon temps à répéter « je ne comprends pas ».  Je perçois très vite tout ce qui relève de la psyché humaine mais je suis une personne très dispersée incapable de faire des choix et ce problème m’a empêché très jeune de m’orienter,  le mot « orientation » me rendait malade, je vivais un décalage avec les autres et le cadre imposé par la société. Je me souviens avoir longtemps rêvé que quelqu’un choisissent pour moi, je fantasmais à l’idée que quelqu’un trouve ce que j’avais et surtout qui j’étais, j’ai passé ma jeunesse à enchaîner les  visites chez les médecins pour me faire dépister une maladie en vain, j’attendais tout des autres et cela a duré  très longtemps, je voulais que les autres reconnaissent mes talents, je somatisais. Mon rêve le plus parlant et symbolique de ma jeunesse est celui où je me retrouve à marcher sur un sentier et à m’approcher d’un grand arbre de long d’un route, ce grand arbre porte un écriteau, dessus je sais qu’il s’agit de la réponse à mon problème, de la voie à prendre pour moi, mais l’écriture est trop floue, j’ai beau me rapprocher et me concentrer pour voir ce qui est écrit, je n’y parviens pas et je reste  frustrée et impuissante.

Beaucoup de surdoués sont enfermés dans cette impasse source de nombreuses souffrances. Il est important de comprendre que la société ne connait pas leur existence donc elle ne risque pas de leur tendre la main. Il faut d’abord se donner  la main à soi même, se donner à soi ce que l’on veut pour que l’extérieur fasse de même. Notre reconnaissance extérieure est une illusion même pour ceux qui ont cartonné leur test. Il est important de comprendre également que cette problématique de vie n’est pas un hasard, l’âme qui l’a choisi a besoin de retourner au centre d’elle-même et c’est la façon la plus efficace qu’elle ait trouvé, trop de vies de dispersion à se tromper de cibles, à ne s’occuper que des autres implique ce genre d’incarnation. Quand on commence à comprendre que c’est à nous de vivre notre vie, que l’on se détache des autres (le surdoué est un grand dépendant affectif), que l’on suit coûte que coûte nos passions, on commence à savoir qui l’on est. L’identité est le résultat de ce que l’on s’autorise à faire pour soi, c’est la mise en mouvement de la richesse de notre intérieur et non une denrée extérieure que l’on nous offre.

 

Les autres surdoués sont nos meilleurs alliés de diagnostic !

Personne ne peut vous reconnaître comme étant surdoué excepté vos semblables si ils se sont acceptés et reconnus eux-mêmes. Faites confiances à ces personnes dont vous admirez les talents multiples si elles vous confient que vous leur ressemblez. Quand vous vous serez acceptez et reconnus, vous reconnaîtrez aussi facilement ceux qui sont comme vous, tout passe par votre intérieur, c’est d’une logique implacable. Pour ma part,c’est le plus beau cadeau d’un surdoué puisse faire à un de ses semblables et surtout c’est l’aide la plus efficace qu’il existe, ensuite libre à l’autre de faire le chemin jusqu’à lui-même. Il m »est arrivé quelque fois de renvoyer cette image a des personnes  trop inversées et mal dans leur peau pour pouvoir enclencher une vraie prise de conscience sur elle-même. Reconnaître l’autre est une chose, mais si lui ne se reconnait pas, personne ne peut le faire pour lui. Attention également à l’aide des thérapeutes, à mon sens les plus efficaces sont les surdoués, il en existe de plus en plus dans les domaines de l’accompagnement, et de la psychologie mais il faut les choisir avec soin. Je suis bien la preuve avec mon expérience, qu’un psy mal choisi peut vraiment faire des dégâts sur notre chemin. Seulement lorsque l’on a commencé à se reconnaître, on a plus vraiment besoin non plus de les chercher, on les attire naturellement.

Conseils aux surdoués

Surdoués, s’il vous plait, faites vous confiance, aidez vous mutuellement en vous entraidant si vous voulez avancer et détachez-vous de toute reconnaissance extérieure, au profit de l’être. Personne d’autre que vous-même peut connaître vos qualités, vos atouts, et votre vérité. Vous avez de nombreuses capacités qui méritent d’être exploitées, ne vous amputez pas en vous forçant à choisir comme réclame notre société,,faites plutôt vivre toutes les parcelles de vous-même, c’est ainsi que vous serez le plus efficaces et le plus heureux.  Les surdoués sont des inventeurs, des ouvreurs de chemin vers la bienveillance alors commencez par vous- même.

Ne vous occupez pas trop des autres même, laissez les se débrouiller au maximum car je connais trop bien ce syndrome du sauveur qui vous habite et vous fait prendre en charge tous les besoins des autres de sorte que vous ne sentez plus que les vôtres. Ne fuyez pas qui vous savez que vous êtes. Sauver les autres c’est porter en soi une blessure narcissiques (triangle de Karpman) dont il est important de se détacher.  Tomber dans le sacrifice n’amène rien de bon pour personne ni pour soi ni pour les autres qui se déresponsabilisent. Il ne faut pas s’oublier dans les autres. Tout surdoué doit apprendre à dessiner son territoire, le respect de lui-même et à garder son intériorité comme un trésor. Je connais ce désir de partager tout ce qui nous anime, cette quête effrénée à tout justifier et tout vouloir expliquer et dire de soi, à tout donner aux autres parce qu’on leur fait confiance vous est nocive car il ne vous reste plus rien, d’une part vous ne sentez plus votre espace intérieur, d’autre part vous attirez à vous  toutes les projections et prise de pouvoir des autres (vampirismes). Le don aux autres doit être cadré, c’est votre plus grande qualité et ce qui vous fait le plus de tort. Apprenons que chacun est responsable de sa vie et à la capacité de surmonter ses épreuves. Ce n’est pas un manque de générosité que de laisser quelqu’un chercher par lui même une solution, au contraire, ça le rend autonome. Rappelez vous qu’un humain n’évolue que par lui-même et jamais suite à l’intervention d’un tiers aussi bienveillant soit-il. Il est important d’apprendre à mettre des limites et surtout de cessez des relations qui vous font perdre votre énergie.

J’ai personnellement toujours connu cette situation, aujourd’hui je choisis scrupuleusement mon entourage car les empathes attirent vraiment toutes les victimes qui ne cherchent aucune solution à leur problème et nous les déversent sur le dos, cela peut vraiment être épuisants tant que l’on ne comprend pas que ce n’est pas parce que l’on a des qualités humaines que l’on doit tout supporter.

Aidez-vous entre vous, coachez vous à plusieurs, mais s’il vous plait, apprenez l’indépendance, ne vous accrochez pas à des situations malsaines, rompez des relations si nécessaire, pensez à soi n’est pas de l’égoïsme. Il est vrai que nous avons horreur des conflits, de la violence et de la colère, nous sommes très sensibles et le négatif nous effraye, mais plus nous acceptons que le négatif est utile, mieux ce sera, d’autant que le « négatif » est un concept erroné du mental qui n’existe pas (voir mon article à ce sujet).

 

Vive les surdoués et vive la liberté de devenir qui nous sommes 🙂

 

 

 

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