Mon expérience de la Kundalini

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La kundalini est un phénomène énergétique peu connu des occidentaux hormis ceux qui l’expérimentent bien malgré eux comme ce fut mon cas en 2015. Tout le monde n’en fera pas forcément l’expérience durant son incarnation, la discipline n’a apparemment que très peu de prise sur ce phénomène complexe à moins qu’il ne résulte de vies durant. Il est souvent pris comme exemple l’initié qui pratique le yoga et médite toute sa vie sans succès et l’occidental lambda jusque là totalement coupé de sa conscience supérieure mais vivant un événement suffisamment  important ou traumatique pour la déclencher, et nous verrons que lorsque le phénomène surgit au sein de notre propre structure, un accompagnement est souvent nécessaire mais malheureusement  très difficile voire impossible à trouver que ce soit au sein de notre entourage quotidien ou des professionnels de santé,  dans notre société cartésienne totalement coupé d’elle-même, amputée de ses émotions et du ressenti de son propre corps. La difficulté de cette expérience réside vraiment dans le déni de sa réalité, et les personnes qui y sont confrontées en garde malheureusement souvent un mauvais souvenir alors qu’il s’agit de la plus belle des choses qui puisse nous arriver. La kundalini est une énergie de nettoyage, une remise en circulation de toute l’énergie dans notre corps,  remise en route de la vie en nous après une longue phase à « errer sans conscience comme un zombi », il s’agit là d’un vrai cadeau de guérison à une étape cruciale de notre évolution.

Nous nous méprenons donc totalement lorsque, sans savoir, nous assimilons la notion de « kundalini »  à un savoir hermétique relevant d’une doctrine sectaire réservée à quelques illuminés. La kundalini parle de nous tous. Nous la portons tous en notre sein mais à un stade très endormie pour la plupart d’entre nous. Nous occidentaux, avons été programmés à segmenter toute la réalité extérieure, nous y compris. Un cerveau occidental ne fait aucun lien, aucune passerelles entre les choses. Un occidental est habité entièrement pas son mental, il ne s’arrête qu’à la surface et ne met donc aucune conscience dans son existence, menant une vie de pensées. L’énergie répartie dans toute son corps est faible, un filet de vie  le maintient dans un état qui n’est ni la pleine vie ni la mort.  Définir un occidental renvient à en faire une entité exclusivement mentale qui n’habite que son cerveau et ne sent pas réellement le monde  et la vrai nature des choses. Comme j’en parle dans d’autres articles, il existe deux types d’expériences au sein de l’incarnation et je définis les occidentaux  comme des âmes ayant comme caractéristiques communes d’avoir fait le choix de l’expérience de limitation de leur potentiel, un choix qui parfois n’est qu’une étape dans leur évolution pour déclencher l’expérience inverse : l’expérience d’expansion de leur pouvoir. Et la kundalini survient précisément à ce moment de bascule, du passage de la limitation à l’expansion. La kundalini est le déclenchement d’une étape de l’éveil au sein de l’individu.

La kundalini n’est ni plus ni moins le chi, (spiritualité chinoise) ou le prana (spiritualité indienne),. Ce mot sanskrit  de « kundalini » signifie « entouré en spirale « .Enroulée tel un serpent au bas de la colonne vertébrale, l’énergie de vie est tenue en réserve dans la région du sacrum et  active en un éclair les sept chakras (centres d’énergie) situés le long du système céphalo-rachidien conduisant à l’état de samadhi : un état d’expansion illimitée de la conscience. Nombreux témoignages de personnes ayant vécu ce phénomène expliquent avoir ressenti cette montée d’un fluide chaude, électrique et puissant partant du coccyx jusqu’au sommet du crâne, cela n’a personnellement pas été mon expérience. Comme tout phénomène dont on répertorie partout les caractéristiques (cerveau gauche) pour mieux l’appréhender ou obtenir une validation de la réalité que nous vivons, il est important de faire la part des choses, de ressentir sa vérité plutôt à l’intérieur de soi plutôt que nous nous définir en nous faisant  entrer dans une catégorie ou en nous en excluant. Moins nous nous définissons par le mental, plus nous nous cernons.   Si j’insiste sur ce point c’est parce qu’après avoir vécu mon expérience qui ne rentrait pas  exactement dans les nombreux descriptifs existant, j’ai perdu beaucoup de temps avant de pouvoir y mettre un sens. Ne niez pas ce que vous avez vécu uniquement parce que personne n’en fait étalage ou que vous ne remplissez par l’intégralité des critères répertoriées, on est vraiment là dans toute l’absurdité du mental

La kundalini est cette énergie féminine créatrice et sexuelle puissante qui nous relient tous à la terre et active l’ensemble de nos facultés largement insoupçonnées mais accumulées au fil des vies. Sa survenue est souvent liée à un long travail de conscience qui s’est fait plusieurs vies auparavant, elle est un aboutissement qui ouvre une nouvelle dimension de l’être, un espace de guérison où l’on revient vers l’expression profonde de soi, vers ce que j’appelle dans mon troisième livre en préparation « le chemin du retour à la maison » qui est un chemin de guérison. Avec la kundalini, il y a donc un avant et un après. Après la kundalini, on se sent ce qui est juste pour soi, on entame un chemin de bienveillance et de connaissance parallèle de soi.

Mon expérience de la kundalini s’est produite aux alentours de septembre 2015. Deux événements majeurs semblent avoir précipité sa survenue sur un terrain déjà propice. Je m’explique. Enseignante de salsa depuis plusieurs années,  j’étais très liée à celui que j’avais choisi pour ma formation professionnelle, il s’agit d’un ex, surdoué de son état, qui avait mis en place une méthode très pointue d’enseignement de la salsa et avec qui j’avais eu beaucoup de mal à rompre tandis que je vivais également avec mon compagnon d’aujourd’hui. Je me trouvais donc depuis plusieurs années dans une situation de dépendance mêlant à la fois l’ excitation d’un apprentissage surefficient à une dépendance affective  qui devenaient de plus en plus insupportable au fil du temps.  Quelque chose n’était pas juste pour moi, je m’amputais d’une partie vivante de moi pour me mettre sur la même fréquence que mon ex, je m’empêchais de vivre quelque chose d’essentiel,  je me punissais. D’autre part, ayant fait le tour de tout ce que je voulais apprendre en salsa, j’envisageais d’arrêter mon activité mais j’avais beaucoup de mal à passer à l’acte du fait de cet attachement. En septembre 2014 j’étais arrivée à un seuil de saturation extrême avec des symptômes de dépression, des pleurs, un besoin violent de me libérer de ce que je vivais comme une emprise. A cette période je commençais à ne plus supporter  ni la superficialité du monde de la salsa ni Tinan avec qui j’avais commencé à « régler mes comptes » parce que je ne supportais plus non plus ces relations multiples et son inconsistance à l’égard de  l’amour qui pourtant ne me regardait pas.   Je me souviens de cette après-midi où, me sentant impuissante, j’ai prié avec  violence pour obtenir cette libération.  J’ai imploré ma liberté, sortir au plus vite de cet emprisonnement psychologique. Un mois plus tard,  je suis exaucée, j’apprends en pleine nuit que mon ami Tinan âgé de 35 ans sans problème de santé apparent vient de décéder d’un infarctus en pleine soirée salsa. Le basculement  de la réalité vient de commencer avec une violence inouïe, une reconfiguration de ma réalité par le vide. Evidemment, jamais je n’aurai voulu que ce tournant prenne cette forme ! Jamais on ne souhaite qu’une relation, qu’une période de notre vie s’achève ainsi brutalement par le départ d’un  être somme toute cher. A partir de ce jour là, est né en moi une dualité intérieure abyssale impossible à partager à quiconque, j’étais à la fois soulagée de ma nouvelle liberté mais terriblement attristée par cette perte. Je culpabilisais de ressentir à nouveau de l’espoir et de la joie dans un contexte si dramatique. Je me souviens avoir dû dissimuler mon état, en décidant de couper radicalement mes relations avec les personnes très peinées de son entourage parce que ma satisfaction et ma sérénité était tout simplement indécente et incompréhensible aux autres. Cette période terrible a pourtant réorienté radicalement ma façon de penser.

Qu’est vraiment l’amour ? Se réduit-il à la simple  tristesse du manque, de la perte ? Peut-on définir l’amour uniquement par les blessures profondes et les lacunes qu’ils réactive en nous, par la négative égocentrique ? En orient, le deuil n’est pas un moment de désarroi, mais une célébration parce que l’âme retrouve enfin sa vraie nature, sa liberté originelle, elle a finit d’apprendre, pour un temps du moins jusqu’à sa prochaine incarnation. Penser la mort comme une punition hasardeuse s’est continuer à nier la vraie nature de ce que nous sommes qui est d’être des êtres créateurs de leur réalité. Par son départ, Tinan qui était un grand cartésien athée m’a prouvé avoir agit par sa volonté. C’est nous qui décidons de continuer notre incarnation ou de l’arrêter, nous maîtrisons tout de A à Z et plus vite nous acceptons de nous replacer au centre de notre expérience, plus nous avançons vers la connaissance de nous-même. Eprouver du soulagement lors d’un décès est-il réellement la marque d’une absence d’amour ?  Tinan n’était pas suicidaire mais ses problématiques de vie l’emmenait chaque jour un peu plus loin dans l’ impasse psychologique qu’il s’était résigné à vivre avec l’intransigeance d’un dictateur et  qu’il avait expliqué avec lucidité dans son roman « Magnitude 7;3 ». Je ne pouvais me résoudre à juger cette expérience en apparence dramatique, je savais qu’elle était juste pour lui. J’ai réellement éprouvé de la joie pour lui lors de son départ car il m’avait confié un mois plus tôt qu’il souhaitait partir sur une autre planète, ou changer de pays, et m’avait demandé si je viendrais le voir,ce à quoi j’avais répondu que nous ne serions pas toujours en contact, six mois avant son décès je lui avais même réclamé un souvenir qu’il ne m’a jamais donné, le seul qu’il me reste sont ses cours et son roman. Tinan est décédé quelques semaines après m’avoir donné mon diplôme de formation professionnelle, la seule de ses élèves a l’avoir reçu, tout s’est passé pour moi comme si  notre rencontre avait visé cet unique but de transmission de son savoir, Quel sens donner à la teneur de ses échanges ? Pensez-vous réellement que des êtres impuissants pourraient échanger ce genre d’informations ? A l’heure d’aujourd’hui je sais que Tinan va bien, et qu’il a retrouvé une place plus juste pour lui et c’est vraiment le principal, qu’une âme soit dans un cadre qui lui corresponde pour continuer son évolution. Accepter l’inacceptable c’est parfois aussi et surtout ça l’amour; L’amour n’a pas de cadre, ni de limite.

Comment s’est manifesté la kundalini chez moi ?  Suite au décès de mon ami, je ne pouvais plus enseigner la salsa sans angoisse, j’ai donc suspendu l’ensemble de mes cours. A cette période j’étais de plus en plus intéressée par une reconversion vers le domaine de l’énergétique. J’avais découvert que je n’habitais pas mon corps lors que mon expérience de professeur de salsa, et j’avais toujours été bercée et fascinée par le monde de l’invisible en grandissant au contact d’une mère médium bercée par des prévisions, des visions, des phénomènes de clairaudience auquel javais parfois participé, mais que j’avais fini par bloquer pour ne pas reproduire sa vie que je jugeais beaucoup trop anxiogène et inadaptée. Huit mois après le décès de mon ami je m’inscris donc à une formation étalée sur 7 mois avec une énergéticienne que je ne connais pas. Pour faire connaissance et établir un premier bilan de mon état énergétique du moment, cette dernière me demande de faire un soin. Sortant d’un deuil, fatiguée, stressé, le bilan manifeste évidemment une grande déficience de l’ancrage et des chakras inférieurs ( soit dit en passant, je vais apprendre par la suite que c’est le schéma typique de tous les occidentaux qui n’habitent que leur cerveau). Je reçois donc un massage énergétique  très énergique des différents chakras. Pendant le soin, je me souviens avoir ressenti un accroissement d’anxiété et d’énergie dans le corps (palpitation, tachycardie). Je rentre chez moi satisfaite (mental) mais avec un ressenti corporel peut agréable, pas très rassuré. Il faut attendre huit jours pour que ce ressenti prenne toute la place dans ma vie et que ma réalité corporelle  et psychique deviennent très difficile et mes angoisses enfouies depuis plusieurs années se libérent toute en même temps, ma réalité devient une sorte de film d’horreur que je ne souhaite à personne. L’explication est simple, je suis saturée depuis l’enfance et même bien avant ma naissance de mémoire de violence qui sont  restée jusque là emprisonné dans mon corps ( na naissance elle-même s’était très mal passé) et toute cette énergie doit sortir pour mon équilibre intérieure.

Tout commence par des cauchemars. A partir de septembre 2015, et suite au massage, toutes les nuits mon esprit forme des scènes violentes de personnes qui se défenestrent, d’attaques tourné contre mon propre corps, de guerre, je me réveille en sursaut. Lors d’une nuit je fais même une attaque de panique d’une violence inouïe avec le cœur qui percute ma poitrine à une vitesse subliminal, j’imagine vivre la même scène que mon ami, je vois ma fin proche, je mets beaucoup de temps à me calmer. Le lendemain je consulte mon médecin habituel  encore traumatisé par mon expérience nocturne. Cette dernière s’avère particulièrement de mauvaise humeur et tout à fait méprisante à mon égard sans raison véritable. Je vais faire par la suite toute une série de  rencontres avec des femmes qui me rejetteront violemment comme si elles ne supportaient pas mon énergie, des mémoires de rejet de la mère et de l’énergie féminine qui se matérialisent. Je ne suis pas aidée, je me sens seule d’autant que mes angoisses deviennent permanentes.  Maintenant je visualise la journée des scènes de violence dans l’appartement, quand je suis dans ma salle de bain, je vois du sang s’échappé de mes veines. Un soir lors d’un repas avec mon conjoint je sens monter une visions puissante, des personnes armées qui débarquent avec violence dans l’appartement. Je crois que je commence à devenir folle et j’entre dans la peur de la peur parce que je ne comprends pas ce qui se joue en moi.

Je commence aussi à voir du brouillard dans une partie d’ appartement, toujours au même endroit. Dans la phase précédents la plongée dans le sommeil, j’entends des voix et effrayée par mes cauchemars incessants je commence une longue résistance au sommeil. J’enchaine les insomnies, je perds mon énergie et lorsque je finis par m’endormir j’expérimente les sorties de corps desquelles je me réveille en sursaut, je me retrouve à voir mon corps du dessus ou à voler de nuit dans les pièces où je me trouve a son d’un tambour. Il faut dire que huit jours après le décès de mon ami je commence à expérimenter les voyages astraux, j’ai vu quelques jours plutôt un beau film qui traite de la survivance de l’âme après la mort avec Robin Williams  » Au delà de nos rêves », un mari qui passe de l’autre côté pour retrouver sa femme qui s’est suicidée coincée dans un plan duquel il l’aide à sortir. Inspirée par le film et mon besoin viscéral d’être rassurée, je commence à m’endormir avec l’intention de le trouver, ce que je fais assez rapidement. Au bout de quelques semaines, j’entre à nouveau en contact avec lui, nous nous serrons dans les bras l’un de l’autre, nous échangeons, il m’explique ce qui s’est passé mais je n’en garde aucun souvenir sinon la sensation que tout est juste et bien comme ça et de vives émotions de joie au réveil. Lors d’un rêve je le vois affairé, il court dans le métro, un autre rêve, je suis montée à bord d’une voiture assise à côté de lui sans qu’il ne semble me voir, je comprends qu’un chauffeur le conduit quelque part, il est attendu. Tinan a repris ses activités, peut-être enseigne-il toujours la salsa ou autre chose. Une autre fois, je me retrouve dans une salle d’attente située dans le jardin de mes parents, un lieu de passage entre les mondes où l’esprit des vivants endormis attendent celui des disparus. C’est un beau rêve paisible de jour où Tinan surgit et nous nous sautons au cou. Il m’explique alors qu’il a fait l’expérience d’une sorte de péage ou de douane qui n’a pas été facile à vivre pour lui. De son vivant Tinan n’aimait pas s’épancher et encore moins confié ses faiblesses. J’en déduis qu’il me parle du fameux moment de rétrospective où l’âme revisite tous les événements de sa vie. Après son décès, je l’ai ressenti dans mon appartement. J’ai senti sa présence. Les lampes s’allumaient toute seules. J’étais particulièrement affecté par la partie de lui que je portais en moi car, en bonne empathe coupée de moi-même, je fonctionnais en fusion avec lui et la plupart des personnes de mon entourage à cette époque. Sa part énergétique en moi sachant qu’il n’est plus incarné ici m’était très difficile à supporter. Je me souviens lui avoir demandé de partir de l’appartement, de l’avoir chassé.

A cette période je commence aussi à ressentir une odeur astrale particulièrement persistante. Jamais dans mon appartement, toujours en extérieur, partout où je vais je suis suivie/ entourée par l’odeur d’une peau noire d’Afrique. Ce n’est pas l’odeur de Tinan, c’est autre chose. Je me mets beaucoup de temps pour comprendre que cette odeur n’a rien avoir avec mon environnement extérieure. Deux fois mon compagnon la sent aussi, ce qui me rassure. Un jour nous avons un rendez-vous et devons monter une grande côté dans un quartier inconnu, arrivés au sommet de la rue, nous sommes baignés par cette émanation très forte, comme au milieu d’une groupement humain. Cette odeur me rappelle l’Afrique. Je n’ai jamais eu trop d’explications, mon intuition me fait pencher vers un protecteur qui m’accompagne, Victor, un homme de Madagascar décédé jeune qui avait été mon nounou plusieurs années, phénomène dont je sens également un lien avec une de mes vies antérieures en Afrique sans aucun autre détail.

La nuit une puissance électrique s’empare de mon corps, une chaleur que je n’ai jamais connu auparavant. Me mettre à une fenêtre ne sert à rien, c’est une chaleur qui vient du dedans et j’angoisse car je sens qu’elle ne peut être contenue, je pense au phénomène de la combustion spontanée, je prie pour ne pas y passer car je n’ai aucune solution. Je découvre par la suite que l’idée de la combustion spontanée est directement associé au phénomène non géré de kundalini.

Enfin je peux aussi citer mes rêves qui ressemblent à des extraits d’histoires, dont à l’époque je suis incapable de savoir s’il s’agit de ce que j’appelle une de mes existences simultanées ou issu de la mémoire de mes ancêtres, je suis un homme qui court dans une ville inconnue ouvrant la marche d’un groupe de civils armés , je mène la troupe. Pris dans une impasse, nous rebroussons chemin et je donne l’ordre de nous jeter à la mer. Je fais plusieurs rêves de cette envergure, voir d’autres réalités, comme celui où je chevauche de nuit un cheval qui court sur l’eau avec une troupe pour rejoindre la rive où nous attendent le reste de notre tribu sur un décor de lune digne de Star Wars, ou encore celui où je rêve de ma jumelle au bord de la mer.

Je n’arrive plus à dormir du côté gauche de notre appartement et mon compagnon compréhensif accepte que nous testions toutes les pièces de l’appartement, nous nous installons dans le salon. Notre appartement a la particularité d’être la réunion de deux appartements, et d’avoir conservé deux portes dont celle de gauche est condamnée. Symboliquement, ce n’est pas difficile de comprendre que, représentant mon corps et mon arrivée dans l’incarnation, je suis entrée dans une période de nettoyage qui fait remonter à la surface pour les libérer toutes mes blessures (de cette vie et des autres) en lien avec le féminin qui correspond à la partie gauche du corps. Je commence à faire des liens entre les choses et voir que l’extérieur représente mon intérieur.

Entre temps je suis retournée voir l’énergéticienne une fois pour le premier cours de la formation, sans osé lui dire mon état. Il faut encore que j’attende plusieurs semaines  de ne plus tenir pour lui expliquer que je ne vais pas pouvoir continuer cette formation, que je ne me sens pas bien. Je tombe alors sur une femme dénuée de compréhension et de scrupule, sans la moindre écoute et compassion  (étonnant puisque le domaine de l’énergétique est on ne peut plus humain). Elle ne me propose aucune solution, se compare à moi par la négative et finit par m’accuser de malhonnêteté par rapport à sa propre organisation financière, elle m’insulte au téléphone et finit par me raccrocher au nez, tout en encaissant mon chèque de caution de 300 euros.  Je reste atterrée par la malhonnêteté du personnage. Je sais que beaucoup de personnes vivent malheureusement cette mésaventure. Pour me sentir mieux, je fais appel a mon premier magnétiseur, un homme simple, silencieux, efficace, toujours juste (lui ne faisait pas de formation à l’époque), c’est lui qui « rattrape » les conséquences de mon état. Je mets des mois voire plus presque deux ans à retrouver une stabilité intérieure qui ne sera effective qu’en quittant mon appartement. Dans mon expérience je n’ai eu personne pour me rassurer,  pour m’expliquer le phénomène : des chakras trop ouverts captent et ramassent toutes les lourdeurs/ mémoires ambiantes, ce qui peut conduire a un internement psychiatrique et c’est malheureusement typiquement l’expérience qui y mène sans que les médecins ne comprennent le vrai sens de l’expérience vécue par leurs patients..

Pour revenir à mon appartement et donner l’explication qui est à l’origine de mes nombreuses angoisses (car rien n’arrive au hasard), j’ai dû attendre trois longues années avant d’apprendre la vérité sur l’historique du lieu par une gardienne d’un bâtiment de ma résidence à laquelle je n’avais jamais parlée. Cette dernière m’apprend sans que je lui demande qu’une femme s’y est suicidée il y’a une trentaine d’années avant de tout casser dans l’appartement (nos meubles cassaient, les pierres cassaient et nous avions retrouvé  notre cabine de douche explosée sans explication au retour de nos courtes vacances). Dans la liste de toutes les joyeusetés, elle m’explique aussi que dans l’appartement collé au notre, un femme est tombée par la fenêtre  suite à une dispute et sans qu’aucune explication ait été trouvé. Je comprends à ce moment là que je ne suis pas folle, je suis soulagée, la vérité est que j’ai  connectée en moi les ondes rémanentes du lieu qui, saturé par un émotionnel destructeur, expulsait continuellement ses charges sur ses occupants les plus sensibles, moi en l’occurrence. La montée de kundalini a bien réveillé ma médiumnité latente, quant à la voisine défenestrée, j’ai ressenti une nuit dans tout mon corps le fait qu’elle ait été poussé à sauter par la fenêtre, je me souviens de l’horreur de la situation,  avoir du m’accrocher énergétiquement au lit par peur d’y passer moi-même, une expérience digne de la série « médium ». Je n’ai jamais pu en  parler à personne car tout le monde aurait été effrayé. Les occidentaux sont des êtres coupés d’eux-mêmes qui ne ressentent pas leur pouvoir donc entretiennent le négatif en permanence tout en le rejetant. Parler de ça aux autres n’est quasi pas possible sans recevoir  en prime leur projections de peurs, ce dont je n’avais certainement pas envie, ayant eu, à juste titre, grandement ma dose.

Pour conclure et parce que je ne sais pas résumer, le retour de l’énergie de vie dans un corps inerte peut être douloureux si il n’est pas préparé. Imaginez déboucher des toilettes qui n’ont pas été lavés depuis de nombreuses années, ce qui va sortir en premier sera le plus sale, le plus lourd en terme de mémoire. Il est donc essentiel de préparer ce moment en travaillant sur soi, en engageant un travail personnel accompagné par un thérapeute bienveillant (ne pas hésiter à changer jusqu’à trouver le bon). Ne pas rechercher la kundalini du point de vue du mental sinon c’est se diriger vers une expérience difficile. Savoir que l’énergie de vie est ce pourquoi nous sommes faits, il ne faut pas en avoir peur. C’est notre société qui est contraire dans tout son fonctionenment à l’humain. Bien sur pour nous réactiver, elle a besoin de faire de la place, donc  de libérer nos peurs ancestrales d’humain mais nous ne sommes pas obligés de souffrir pour la vivre, nous pouvons très bien choisir de la faire fructifier lentement au jour le jour, de la faire monter calmement. Pour rendre le phénomène de guérison supportable voire agréable (si si c’est possible ;), il est nécessaire de ne pas s’y opposer ce qui ne ferait que la bloquer et renforcer les douleurs comme cela a été mon cas, il faut lâcher prise. Après avoir beaucoup souffert en m’opposant, j’ai compris une nuit, à bout de force et de lutte, que de toute façon je ne pouvais rien, que la kundalini est plus forte et qu’il était donc juste que j’accompagne le phénomène. En commençant à accepter les symptômes, j’ai réduit les symptômes. Mon état s’est vraiment stabilisé en déménageant, en quittant ce lieu chargé que les nombreux nettoyages énergétiques n’améliorait pas et qui me maintenant en bas Cette montée de kundalini, en activant toute mon énergie de vie, m’a permis de me familiariser avec le magnétisme, aujourd’hui cette réalité fait partie de mon quotidien. Je ne peux plus vivre en ne prenant plus en considération mon corps et l’énergie qui y circule. Des que je sens des blocages, je médite, je libère mes émotions, je me magnétise.

Il m’a souvent été donné de faire l’expérience d’un manque de bienveillance chez certains thérapeutes (énergie de contrôle, d’impatience, de dissuasion des capacités).  Un thérapeute non bienveillant fait ressentir instantanément un malaise chez son patient. Nous sommes certes tous des humains, et les thérapeutes aussi ont le  besoin et même la nécessité plus que les autres de développer leur chakras cardiaques. Ne les mettez pas sur un piédestal, ne vous brimez pas. Voir les lacunes des autres nous permet de développer de l’indulgence et de la bienveillance pour notre côté humain et de ne surtout pas oublier que nous aussi nous portons un grand pouvoir. Revenir vers soi le plus possible est l’assurance de manifester une réalité extérieure en harmonie avec notre volonté. Se faire aider d’un thérapeute oui, mais ne pas donner son pouvoir. C’est une différence de taille à conscientiser.

La kundalini permet de réactiver nos potentiels des vies antérieures. En 2017 j’ai commencé à dessiner puis peindre sans avoir pris de cours. J’ai également ressenti des énergies angéliques, ne connaissant rien aux anges, je me suis sentie fortement attiré par eux,j’ai commencé à me renseigner à leur sujet, à manifester des synchronicités incroyables. Actuellement et ceci depuis une dizaine d’années maintenant, les nombreux guérisseurs qui se font connaitre ou développent leur activité, sont des âmes ayant entamé un chemin de guérison depuis des vies. Nous sommes nombreux à amorcer le chemin du retour.

 

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